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Mélanie Goffi, garante de la concertation

Mélanie Goffi a été nommée garante de la concertation le 4 juillet 2012 par la Commission Nationale du Débat Public, à la demande de Réseau Ferré de France / SNCF Réseau. Elle veille à la bonne information des citoyens, facilite les échanges entre les participants et la participation du plus grand nombre, tout en observant la plus stricte neutralité à l'égard du projet.
 

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3 questions à Mélanie Goffi

Quel est votre parcours ?

Docteur en sciences économiques, je me suis spécialisée ces 12 dernières années sur les mécanismes de développement des territoires et de mobilisation de leurs acteurs. Mon intérêt s’est plus particulièrement porté sur la prise en compte des enjeux de durabilité par les territoires, dont la concertation et la coopération des acteurs comme une composante clef.

C’est dans cet esprit que j’accompagne également depuis 9 ans les projets de développement durable des territoires d’abord en tant que consultante au sein d’une agence de conseil dont j’ai pris part à la direction de 2008 à 2012, puis depuis quelque mois en tant qu’experte indépendante.  

Je travaille principalement auprès d’acteurs comme les collectivités locales, les associations, les entreprises, …, dans des projets d’agendas 21 locaux, de plans climat énergie territoriaux, et de projets d’urbanisme & aménagement (rénovations urbaines et de quartiers durables, des contributions sur des plans locaux d’urbanismes ou encore des schémas de cohérence territoriaux).

Je suis également formatrice chargée de cours pour le CNFPT depuis 4 ans sur les enjeux de développement durable au sein des métiers et des compétences des collectivités territoriales.

Mon parcours professionnel est ainsi marqué par une réflexion, un engagement et une pratique dans  la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des démarches participatives.

Pour vous, la concertation c’est quoi ?

La prise de décision tant politique que technique doit intégrer la concertation. La mobilisation et l’association des parties prenantes n’est pas un supplément d’âme des projets mais une réelle condition de leur conception et de leur mise en œuvre. La complexité des échelles de territoires, la multiplicité des enjeux sociaux, économiques environnementaux, la prise en compte du long terme et des usages, des autres projets des acteurs et de leur territoire… font que les experts techniques et les élus ne peuvent élaborer seuls les projets, même s’ils en portent les responsabilités associées.

La concertation est nécessaire pour enrichir et donner corps au projet. Tous les acteurs d’un projet doivent pouvoir être informés, consultés, et être en capacité de proposer des solutions, amener des informations et des questions. Ils doivent par ailleurs être tenus au courant des évolutions de celui-ci et de la prise en compte ou non de leur contribution. Il s’agit également que chaque acteur s’approprie la démarche et en quoi celle-ci peut nourrir sa réflexion et ses propres projets. Il reste que la concertation ne signifie pas la co-décision.

Définir un cadre clair ainsi que des règles de fonctionnement sont essentiels à une concertation. Etre garant de la concertation est de s’en assurer, de la conception à son bilan.           

Comment envisagez-vous votre rôle de garante de la concertation sur le projet POCL ?

Le garant veille au respect des trois principes qui conditionnent le bon déroulement d’une concertation selon la Commission Nationale du Débat Public :

la transparence : l’information doit être disponible, de qualité, sincère, partagée et compréhensible, et les prises de position sont rendues publiques,
 l’équivalence : chaque personne a le droit de s’exprimer et de contribuer aux débats, en respectant des règles d’intervention applicables à toutes et tous,
 l’argumentation : chaque intervention ou prise de position doit être argumentée.

Mon rôle est de veiller au bon déroulement de la concertation, à la qualité et à la sincérité des informations diffusées afin de favoriser l’expression des acteurs et du public. J’en observerai et analyserai son déroulement, et faciliterai les échanges entre les participants, tout en observant une stricte neutralité à l’égard du projet. Je suivrai ainsi l’ensemble des phases de la concertation. Je peux également être contactée directement par tous les participants qui le souhaitent. Je rendrai compte à l’issue de chaque étape du résultat de la concertation, et des sollicitations dont j’ai fait l’objet. À la fin de la concertation, j’en réaliserai un bilan global qui sera rendu public.